Sénégal – Peuplement humain et paléoenvironnement en Afrique
Le contexte géopolitique d’insécurité, général à l’Afrique de l’Ouest saharienne et sahélienne nous ont poussé à développer notre programme de recherche à une latitude légèrement plus méridionale, dans un contexte environnemental différent. Ceci était pour nous l’occasion, non seulement d’acquérir de nouvelles données scientifiques, mais aussi et surtout de compléter le scénario peuplement humain / évolution climato-environnementale élaboré à partir de nos précédentes recherches en Pays dogon au Mali. Sénégal en effet n’est pas touché par les décisions européennes d’interdiction de séjour, ce qui permet à l’ensemble des chercheurs du programme de participer à nouveau aux missions sur le terrain. Au niveau scientifique, nous avons plus précisément choisi d’étudier la vallée de la Falémé. Cet affluent du fleuve Sénégal relie la zone sahélienne au massif forestier du Fouta Djallon et constitue, de fait, un important axe de migration potentiel lors des variations climato-environnementales. La vallée présente, en effet, à la fois des dépôts sédimentaires très importants accessibles grâce à des ravinements d’érosion bien développés, des vestiges osseux et botaniques bien conservés, et une richesse archéologique peu commune en Afrique, évoquant celle de la région d’Ounjougou au Mali. L’ensemble des périodes préhistoriques et historiques y sont présentes, du Paléolithique inférieur en contexte stratigraphique aux sites villageois récemment abandonnés. Ce nouveau développement de nos recherches au Sénégal prend place au sein du programme international « Peuplement humain et paléoenvironnement en Afrique de l’Ouest », que nous menons depuis 1997.
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